Lundi 28 juillet 2008
Une des premières questions induisant une difficulté certaine dans la culture générale serait  peut-être la suivante : donnez-moi une défintion objective et exhaustive de la culture générale ? Et là se soulève une problématique élémentaire. Comment répondre à une question sur une thématique dont on ne peut définir l'essence fondamentale ? Et puis il y a quelque chose d'affolant dans ce terme : il est tellement général qu'il devient difficile de l'encadrer, donc de le définir.

Faut-il donc tout inclure dans la culture générale ? Vous êtes certainement nombreux à le croire... avec une légitimité certaine.

Mais une fois nos incertitudes déployées, que reste-t-il donc à notre ouvrage ?

Peut-on définir, dans le cas qui nous intéresse, c'est-à-dire la préparation des concours de la fonction publique territoriale, la culture générale comme l'ensemble des connaissances indispensables à une bonne ou parfaite maîtrise des ou du savoir  nécessaires à notre activité professionnelle ? En partie, sans doute aucun...

Toute chose que l'on ignorait a priori peut être engrangée dans le développement de notre culture générale. D'où cette opportunité que nous offre le site
culture-generale.fr d'appréhender l'incertitude d'une définition de la matière par l'humour.








Voici une sélection de divers sites et blogs pouvant (le terme est ici choisi dans son incertitude, en fonction de la subjectivité que recouvre la matière, si tantôt est que l'on puisse enfermer celle-ci).


- la Bibliothèque des Rapports Publics : rassurez-vous, j'ai encodé le moteur de recherche pour une direction stricto sensu sur "culture générale". Il est pas sympa le gars ? Cela vous donne :
Vient de paraître, bulletin des nouveautés, propose chaque trimestre son panorama de l’actualité du livre français. La recension des livres parus en France, la sélection des ouvrages réalisée par les rédacteurs dans une grande liberté, la pluralité des tons dans chacune des rubriques, tout cela fait de «Vient de paraître» un outil indispensable pour les établissements culturels français, les maisons d’édition, les traducteurs et, plus généralement, tous les lecteurs à l’étranger.

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Fonction Publique



- Cours scolaires en ligne gratuit avec des annales corrigées de l'enseignement secondaire. Toujours utile lorsque l'on connaît les impératifs et les exigences des concours et/ou examens de la fonction publique



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- 42 fiches à télécharger (à ce jour) en ECONOMIE.

Ces fiches reprennent tous les thèmes du programme de sciences économiques et sociales de terminale ES : croissance, emploi, investissement, progrès technique, mondialisation… Chaque fiche définit les notions de base, s’interroge sur les problèmes économiques et sociaux soulevés, dresse un panorama des théories et auteurs à connaître, offre les repères historiques essentiels et propose un sujet du bac accompagné de son corrigé.




A SUIVRE... et revenez car c'est VRAIMENT A SUIVRE !!!

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Jeudi 24 juillet 2008


Avec    



Concours : Technicien supérieur territorial (2005 - Filière technique)

  Annale (5 Mo) : Notice, rapport du jury, étude de cas, note de synthèse et mathématiques

                                                                                
                                                                                            

 




 

Concours : Adjoint administratif externe (2005 - Filière administrative)

 Annale (319 Ko) : Français, tableau numérique, notice et rapport du jury

 Informations complémentaires
        Français, tableau numérique, notice et rapport du jury

                                      
                                                                                             




   

Concours : Rédacteur territorial externe (2003 - Filière administrative)

 Annale (109 Ko) : Dissertation, réponses aux questions, note de synthèse et rapport du jury

 

                                                                                            

 



  Visitez le site Concours Fonction Publique (voir les liens à droite) pour d'autres annales


                               



LE SITE de REFERENCE


     http://www.annales-concours.fr

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Dimanche 20 juillet 2008

Traiter un dossier de Note Administrative (abréviation pour ce bilet : NA) exige une méthode cohérente et systématique.

6 étapes la composent :

 A. L'analyse du contexte

 B. La lecture du survol

 C. La prise de notes

 D. L'élaboration du plan

 E. La rédaction du texte

 F. La relecture

 

A. L'ANALYSE DU SUJET

L'épreuve de la NA n'est pas un exercice purement théorique. Les sujets comportent une mise en situation plus ou moins développée qui guide le candidat dans son analyse du dossier.

Quatre aspects méritent de retenir l'attention :

1. Le contexte
2. Le problème posé
3. Les partenaires
4. La demande

Pour t’aider, un tableau sur une page permet de sélectionner les différents points développés.


                                                               Tableau d'analyse du sujet

Contexte

Collectivité
- Type de collectivité
- Service
- Fonction de l'agent


Situation
- Les faits

Problèmes posés
- Juridique
- Technique
- Information

Partenaires
- Publics
- Privés

Demande
- Type de document
- Destinataire
- Le fond du sujet à traiter




A partir de ce tableau dont les cases se remplissent en fonction des sujets, tu peux engager la lecture du dossier.

 

 

B. LA LECTURE DE SURVOL

Le dossier dans la plupart des options se compose de différents documents, de sources variées et présentées dans un savant désordre. Aussi, il ne faut pas obligatoirement lire les documents les uns à la suite des autres. Un dossier de concours est organisé à l'aide de quatre types de documents qu’il faut classer par date.

1. Les documents pivots ou structurants
Dans chaque dossier, il y a un à trois textes qui constituent l'armature du dossier. Ils donnent les définitions, les problématiques de base, les grands points incontournables. Ainsi dans un dossier à fond réglementaire, une circulaire qui fait déjà une synthèse est à lire en premier pour avoir une vision globale.

2. Les documents complémentaires.
Ces documents abordent un aspect du dossier et l'approfondissent. Il existe 3 types de documents complémentaires :
- Les textes officiels : directives européennes, lois, ordonnances, décrets, arrêtés.
- Les textes thématiques qui analysent un aspect de la question (sécurité, bruit, question du personnel, finances).
- Les exemples qui décrivent un cas dans une collectivité et qui concrétisent des propos quelquefois abstraits.

3. Les documents redondants
Ces documents répètent des informations déjà contenues dans d'autres textes : une expérience est décrite à plusieurs reprises par exemple.
Une circulaire est reproduite sous le timbre de plusieurs ministères.
Des articles de presse expliquent le même texte de loi.

4. Les documents parasites n'ont rien à voir avec le sujet.
Les documents parasites sont rares dans les derniers concours organisés par le Centre national de la fonction publique territoriale.

Tableau de lecture de survol (le plus important)
Lire uniquement les gros titres des documents. Il faut réaliser un tableau avec trois colonnes en indiquant :

- dans la première colonne : le numéro du document (si il ne l’est pas le numéroter),
- dans la deuxième colonne : les sources, dates et thèmes,
- dans la troisième colonne : l'intérêt du document (complémentaire, pivot, parasite).

Le candidat a ainsi réalisé un sommaire du dossier qui permet de passer au stade de la lecture approfondie. Une ébauche de plan se dessine le plus souvent autour du balancement constat / remèdes ou état des lieux/perspectives.
Attention, le plan définitif ne peut s'établir à cette étape. Il doit se nourrir, se confirmer avec la lecture approfondie.

 

C. LA PRISE DE NOTES

Cette étape consiste à prendre des notes et à préparer les informations destinées au texte.
Plusieurs méthodes existent.
Chaque candidat doit élaborer la sienne à partir de quelques outils exposés ci-après. La préparation permet de tester et de roder la méthode la plus opérationnelle. Il faudra éviter d'en changer le jour de l'examen ! ! !

1. La méthode de prise de notes à raison d'une fiche par document est connue de tous. Elle présente l'avantage de classer les informations et de ne pas attribuer par exemple à une circulaire, texte émanant d'un ministère des informations relatives à un article de presse, éventuellement sujet à interprétation.

2. Une méthode très utile dans le cadre des épreuves de synthèse à dominante technique : la méthode dite SPRI (situation, problème, résolutions, informations). Il suffit de prendre une feuille, de la diviser en quatre ou de prendre quatre feuilles, tout dépend de la quantité d'informations à intégrer.

A la lecture des documents, le candidat prend des notes et les classe dans l'une des quatre rubriques.

A la lecture de ces notes, le candidat est en mesure d'apprécier si le contenu permet de faire un plan constat / remèdes, l'un des plus classiques :

I. Constat
II. Remèdes

3. La prise de notes autour d'un document central est intéressante pour travailler un dossier avec un document pivot assez dense, comme une circulaire.
Il convient de prendre une feuille, de la diviser en trois et de prendre au milieu les informations du document pivot. Autour de cette colonne vont se répartir les notes émanant de la lecture des documents complémentaires.
L'objectif est de mettre les informations se rapportant au même thème les unes en face des autres. Ce travail effectué, il reste au candidat à réfléchir à un plan pertinent, rien ne peut lui échapper car toutes les informations se rapportant au même thème sont mises en relation.

4. Certains candidats utilisent la méthode du tableau avec thèmes dominants.
Il convient de réaliser un tableau avec des colonnes relatives aux grands thèmes du dossier.
Il importe de repérer 5 à 6 grands thèmes maximum et de faire une colonne pour chacun d'entre eux. Cette sélection évite au lecteur de se noyer dans des thèmes non déterminants et facilite le travail d'élaboration du plan.
Après la construction du tableau autour des thèmes, il reste à prendre les documents dans l'ordre voulu par le candidat et à répartir les informations dans chaque colonne.
A la fin de la lecture approfondie, le candidat a toutes les informations se rapportant aux différents thèmes réparties, il lui appartient d'élaborer le plan organisant la présentation des thèmes comme il l'entend.

5. La prise de notes chronologique est la dernière méthode présentée. Elle prend son sens pour exposer l'évolution d'une réglementation. Elle consiste à repérer en lecture de survol les thèmes dominants puis à lire les documents en partant du plus ancien pour aller vers le plus récent. Le tableau permet de mesurer l'évolution. Avec cette méthode, le candidat peut faire un plan soit chronologique soit thématique, soit en intégrant les deux approches.

 

D. L'ÉLABORATION DU PLAN

L'introduction
L'introduction 15 lignes environ est essentielle dans un texte tant dans la vie professionnelle que pour un concours. Elle permet au lecteur de comprendre l'enjeu et de voir la démarche de l'auteur de la note. La structure du plan en deux parties se présente ainsi :

I.
A.
Phrase de liaison
B.
Phrase de liaison. Liaison obligatoire
II.
A.
Phrase de liaison
B.

Un dernier point reste à exposer : la question de la conclusion. Certains formateurs considèrent qu'elle n'est pas obligatoire. En réalité, le jour du concours le correcteur ira voir à la fin du texte si celui-ci est achevé ou pas et si les idées fortes y figurent.

 

Schéma général d'un plan

Introduction
Exposé du fait générateur
Problème posé
Annonce du plan
Corps du texte

I.
A.
Phrase de liaison
B.
Phrase de liaison. Liaison obligatoire

II.
A.
Phrase de liaison
B.

Conclusion : les enseignements de la note ou les propositions

 

E. LA RÉDACTION DU TEXTE

Le respect des règles de forme
Une donnée nouvelle est apparue depuis un an dans les concours organisés par le CNFPT. Celui-ci insiste beaucoup sur l'anonymat et tout signe distinctif vaut annulation de la copie. Ainsi sur le sujet du dernier concours d'attaché en note de synthèse figure la recommandation suivante :
TRES IMPORTANT : Il est rappelé qu'aucun signe distinctif ne doit apparaître sur la copie. Il est interdit d'apposer toute signature ou nom, grade, même fictifs, date ou heure, à la fin de votre copie. De même, ne mentionnez pas le nom d'une collectivité territoriale existante ou fictive en entête de votre copie. Cela signifie qu'il n'est pas permis de remplir le timbre collectivité .

Collectivité de
Service de
…, le
Note à l'attention
de
Objet : ..
Références : Textes officiels (sinon rien)

 

Introduction

 

Corps du texte

 

Conclusion

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Dimanche 20 juillet 2008

      Le sujet, qui peut aussi s'intituler "Quelle initiative pour le cadre de la Fonction publique" semble définir, de par son aspect non pluraliste, le pouvoir comme une “notion” globale. Ainsi est-il demandé d’apprécier ce que l’on nommera l’expression d’une prérogative inhérente à l’autorité, au pouvoir, en prenant soin d’intégrer notre réflexion dans un cadre juridique bien déterminé, celui de la fonction publique. 



La principale difficulté procéde de l’absence de définition d’un ou du “droit à l’initiative“. Dès lors, il est opportun de délimiter le cadre juridique dans lequel nous allons insérer notre problématique : il sera essentiellement jurisprudentiel, sans pour autant oublier les dispositions statutaires. Par ailleurs, nous définirons le cadre comme un agent disposant d’une part de responsabilités liée à sa fonction, que celle-ci soit légitimée par l’obtention d’un examen ou concours et/ou légalisée par une délégation d’autorité hiérarchique. Certains pourront, à raison, faire savoir que la légalité institutionnelle entraîne derechef une légitimité stricto sensu. Il ne serait pas négligeable de nous interroger sur la portée de la “l’acceptation collégiale” (à savoir la légitimité) des pouvoirs d’un cadre, mais nous dérivions sur une réflexion philosophique qui alourdirait (et mettrait hors sujet) notre approche du sujet



Ainsi nous attacherons-nous à entrevoir, dans un 1er temps, l’initiative comme positive car relevant d’un esprit participatif, pour, dans une seconde partie, nous intéresser à son (potentiel) caractère rebelle. Cette seconde partie sera l'objet d'un prochain billet, considérant les difficultés d'organisation qui sont les miennes actuellement.



Prendre l’initative est donc l’expression normale d’une prérogative fondamentale : celle qui permet de distinguer le cadre actif du cadre apathique . L’absence de tout référence expresse à cette qualité en droit de la fonction publique est source d’incertitude et, par voie de conséquence, de litiges. Les décisions contentieuses en l’espèce sont légions.



L’article 28 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations du fonctionnaire
, lequel ne fait qu’entériner la jurisprudence du Conseil d’Etat (C.E. 28 janvier 1972, Fédération Générale des Syndicats de la Police C.G.T. et autres, AJDA 1972, p. 405 / CE 28 février 1979, Deschomets, R.86) prévoit que tout fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique. Cete obligation s’impose aussi aux agents non titulaires (application de l’article 136 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la F.P.T.). Est-ce à dire que le fonctionnaire doit attendre les ordres avant d’agir ? La réponse ne peut être donnée sans gravité (d’où l’intérêt notoire de notre réflexion), il y va de l’efficacité de l’action administrative.



Concrètement, l’inertie est certainement incompatible avec la fonction d’encadrement, mais aucun texte n’exige expressément d’un cadre qu’il fasse preuve d’initiative. Par ailleurs, si le droit disciplinaire forgé par la jurisprudence permet de connaître les attentes légitimes de la hiérarchie, il existe encore trop d’incertitude sur l’étendue réelle es compétences du cadre.



Diriger, c’est agir. Mais nul ne peut revendiquer un droit au plein exercice de ses fonctions. Trop d’initiatives tue l’initative. Celle-ci doit être coordonnée, guidée avec cohérence par le supérieur hiérarchique. Mais le chef de service n’est pas qu’un simple exécutant. Sa réflexion personnelle, son sens des responsabilités doivent être développés. Il doit se montrer capable d’impulser un projet, de le conduire à terme, de convaincre les décideurs.Aussi doit-il faire preuve d’autorité et savoir s’imposer. La décision du Conseil d’Etat du 10 février 1978 (Rischmann, R.859) définit le manque d’autorité comme justifiant une sanction disciplinaire. A l’opposé, le C.E. considère que le zèle n’est pas un motif appelant une sanction. Peut-on y déceler en l’espèce un encouragement à l’initiative ?



Monsieur Jean-Paul WAUQUIER, juriste territorial, s’est intéressé (in La Gazette des Communes…) au sujet. Il interpelle le lecteur en ces termes : “Autrement dit, devant un supérieur hiérarchique jaloux de ses prérogatives, persuadé d’être le seul maître à bord, le fonctionaire peut-il encore s’imposer ?”



Quoiqu’il en soit, le raisonnement en la matière est construit à partir du droit disciplinaire (souvenons-nous que le droit à l’initiative n’est pas une notion définie en droit de la fonction publique, et qu’il convient dès lors de porter un regard attentif sur des décisions qui nous permettront d’en retirer une sorte de substantifique moëlle, dans ce que l’initiative n’est pas, ne doit ou ne peut pas être. A contrario, des solutions peuvent procéder de ce qu’elle doit être).



S’il peut être reproché au fonctionnaire une absence de rendement et d’initiative, la matérialité de tels faits est parfois difficile à établir (C.E. 6 mars 1992, M. Podogorska, req. n° 92479). Sur ce principe, J.P. WAUQUIER estime qu’ “il n’est pas rare que les notes critiques émises en ce sens par le chef de service traduisent plutôt une hostilité à l’égard de l’agent“. En l’espèce, il se réfère (à mon avis) à la décison de la C.A.A. de MARSEILLE (allez l’OM !) du 20 mars 2001 (M. CARRE, req. n° 00MA00269).



En matière jurisprudentielle, les sanctions à l’égard du chef de service trouvent leur définition dans le manque d’esprit d’initiative, de responsabilité et d’autonomie, voire l’absence totale d’initiative et de propositions, ou une implication insuffisante dans la mise en oeuvre d’un programme d’actions. Une telle carence traduit souvent une insuffisance professionnelle. On définira la prise d’initiative comme le fait d’asseoir ses fonctions et d’affirmer sa compétence. D’une manière générale, le cadre doit s’assurer du bon fonctionnement de son service (d’où notre digression antérieure sur l’obligation d’autorité. Néanmoins, est-il nécessaire de rappeler que le rapport ne doit en aucun cas être un instrument de chantage, une sorte d’outil propre à asseoir un autoritarisme… absolue ? Nous verrons ultérieurement toute l’abjection que peu recéler une attitude caporaliste !). Mais l’agent veillera à ne pas excéder les directives données par l’exécutif. S’il dépasse ce que tolère sa hiérarchie, il pourra se retrancher derrière l’absence de définition claire de ses attributions (fiche de poste non renseignée ou non mise à jour par exemple). Dès lors qu’il n’outrepasse pas les limites de ses attributions définies ou supposées, aucune sanction n’est encourue.



Il ne peut être reproché à un fonctionnaire chef de service d’aopter un comportement autoritaire lorsqu’il s’agit de remettre de l’ordre dans son service (C.E. 5 juillet 1985, M. M., R. 223). Tel n’est pas le cas si l’autoritarisme s’accompagne d’un refus de toute concertation et d’une dégradation du climat de travail (C.A.A. NANCY 29 janvier 1998, Mme Annie DESJARDINS-MALNUIT, req. n° 94NC01779). C’est ici qu’il peut être envisagé toute la négativité d’un supérieur hiérarchique menant son équipe à la bguette au motif de la rédaction d’un rapport induit par toute “démotivation” à entrer en concertation. Certains feront savoir que toute procédure disciplinaire, engagée sur le contenu du rapport, fait l’objet, a priori de sa convocation, d’un débat contradictoire. Mais que devient-il d’un rapport faussement caractérisé si la partie demanderesse de sanction est absente lors dudit débat ? La réponse se trouve certainement dans la présence d’un fonctionnaire cadre de direction s’inquiétant de l’exisence d’une telle manoeuvre au sein même de ses services. La fonction publique compte des hommes valeureux, n’en déplaisent à certains ! Ainsi en est-il de tout cadre qui, lors de la définition d’un rapport, se préoccupe de la part de harcèlement moral que celui-ci peut laisser transpirer…



L’excès de zèle est parfois sanctionné (C.A.A. MARSEILLE 26 octobre 1999, Ministre de la Justice c/CROUZET, req. n°99MA00148). C’est donc le caractère excessif qui est ici considéré, puisque nous avons vu précédemment que le zèle n’est pas motif à sanction. L’appréciation du juge est donc souveraine. Une sanction est admise dans le cadre du manquement aux obligations de discrétion professionnelle suite à la prise d’une initiative soit malheureuse, soit dont le cadre n’aurait pas rendu compte. Dans le cas où elle révèle une imprudence grave, il s’agit d’une faute personnelle détachable du service.


Notre prochaine approche du dossier nous mènera vers l'aspect négatif que peut recouvrir le "droit" à l'initiative. Pour les plus pressés d'entre vous (s'il y en a), je vous renvoie sur ce billet, certes incomplet mais auquel je donnerai suite ici même.



offerte par L'Effet COKE


 

 



On ne présente plus le blog administré par DIPOUN. INTELLECT TERRITORIAL fait partie de la suite des concoursfpt, blogs traitant de la préparation des épreuves. Toutes les ressources proposées ont un seul et unique fil conducteur : la GRATUITE !


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